Guy POCHON
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Info ou intox ?

L’ami Guy Pochon est venu à la photo d’une façon un peu particulière. Il y a longtemps. Souvent, il n’avait pas d’argent pour acheter une pellicule. Alors, voilà le tour qu’il jouait à ses modèles. Il les prenait en photo avec l’appareil vide et leur demandait un acompte. Il rassemblait ainsi une somme assez rondelette et quelques jours après achetait des pellicules. Le week-end suivant, il retrouvait ses modèles, toujours aux mêmes endroits, et prenait un air consterné leur expliquant que les premières photos étaient ratées, la pellicule ayant pris le jour. Il fallait recommencer. Alors ces derniers revêtaient à nouveau leurs plus beaux habits et posaient devant son appareil.

Annot est un village des Alpes de Haute Provence que Guy connait sur le bout de son appareil.

Pour de lointaines raisons, qu'elles soient sentimentales, estivales ou professionnelles.

Son exposition a accueilli 2200 visiteurs...Bravo....

Les randonneurs en rang d'honneur

Il ne faut pas s’y tromper. Pour eux, l’Espigoulier n’est pas inaccessible. Marcheurs devant l’éternel, toute l’équipe arbore un large sourire. Je dirais même qu’ils ne manquent pas d’air. Les cages thoraciques ne sont plus à l’étroit. On peut même tutoyer le ciel, apercevoir un couple d’aigles de Bonelli et de larges espaces préservés. Cette balade entre amis s’adresse aux sportifs d’un jour comme à ceux de toujours. Si les articulations grincent ou craquent, il suffit de se mitonner un petit itinéraire sur mesure pour éviter les coups de pompes ou d’adresser une prière à l’étrange gourou entrain de nicher sur le trajet. Une façon comme une autre de faire des niches. Au sommet, tout le monde se retrouve du premier au dernier, du carré d’as au carré de las.

Il faut toujours chercher le clin d’œil dans une photo de Guy POCHON.
Sur ce cliché, il ne tient qu’à un cheveu…Au départ, quoi de plus normal que de faire un clic sur  Lisette Narducci, beauté de gravure de mode, toujours tirée à quatre épingles, mais devant "Au peigne tifs" ça devient ébouriffant, n’est-ce pas ?

Que ce soit dans la photo ou la sculpture, Guy POCHON aime travailler avec le temps, l’enjamber pour mieux faire des rapprochements. Il prend aussi nécessairement le  temps…de mûrir une idée, de ne pas rester au niveau d’une impulsion, pouvoir réfléchir, élaborer une synthèse, un travail de réflexion, puis de reformulation artistique. Ainsi en est-il dans ses oeuvres (photos ou sculptures) des relation entre les lieux, les images, les « personnages-souvenirs. »

Ainsi en est-il de son monsieur Hulot…

Je suis une création artistique de Guy POCHON.
Un saxo. Il m’a amené à la soirée des anciens des Crayons Bleus. J’ai découvert une ambiance fidèle et chaleureuse, toujours prompte à faire une consommation prodigieuse de papotages. Mon créateur m’avait pourtant dit de rester sur mon socle…de tenir un discours musical gentil, en solo, rien que du sage, un parcours dessiné d’avance. Il fallait ménager les oreilles de l’assistance.
Mais ce soir là en l’honneur des anciens, tous des artistes, comme moi, j’ai eu envie de monter plus haut…de faire du trois voix, au moins, avec des alternances pour les chorus…J’ai giflé le calme ronronnement en balançant une octave par-dessus toutes les autres pour faire un  changement de régime dans le rythme.
J’ai lu dans les yeux craquelés de la seconde voix que j’avais été brutal. Il a gonflé sa joue avec sa langue en signe de contrariété parce qu’il préfère toujours installer un climat de mélancolie plutôt qu’une sonorité chaude et tendue.
Le tempo est devenu plus rapide. Le cornet s’est mis à lutter pied à pied contre les entrelacs tressés par la clarinette, le trombone a glissé un contre-chant brouillé ou coquin, amusé, mon batteur a frotté les balais, en attente, sur sa caisse claire. Il avait des élastiques entre les doigts. Un cheval de braise poussait derrière moi et personne n’y pouvait rien. Les autres instruments se sont serrés sous mes coups furieux pour me laisser improviser.
J’avais le jazz dans la bouche. C’était à vous ficeler le souffle.

Jaimerais mieux croupir sous un tank plutôt que de vous mentir. Mais ce truc…Je ne connais pas. Ouyououille ! Vous êtes bien avancé. Il paraît que ce serait une traçante publicitaire, prolongée par un effet de larsen. Elle dit PUB quand on l’agite…c’est pas ça ? Ah ! Les ondes tournent en rond…Les paroles aussi… Il faut égoutter nos souvenirs…Qu’est-ce que vous dites ! L’esprit du siècle est dans cette machine…Il a des idées filantes comme des comètes…Dommage, on ne fraiera plus ensemble.

Marseille musette

Qui est-ce ?


Peut-être, la petite fille modèle, retrouvée à l’âge adulte, dans le naufrage luxueux mais désuet d’un vieux grenier marseillais ? Erreur, l’ami photographe Guy POCHON, auteur du cliché, nous assure qu’il s’agit d’une ex-reine du musette en représentation sur le Vieux-Port. Et oui du temps du petit bal de la Belle-de-Mai où on dansait sous les branches, les beaux dimanches ou l’accordéon ne s’arrêtait jamais
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LA VACANCE de Monsieur HULOT