



Il ne s’agit pas ici seulement de l’imagination des anciens qui se plaisent (on peut les comprendre) à peupler leur quartier d’apparitions du passé. Mais de celles des commerçants, des associations, du CIQ qui proposent des alternatives intéressantes, militent pou une réaffectation de leur maternité, souhaitent s’enrichir d’un parking gratuit proche du théâtre Gyptis, multiplient les animations en faveur du commerce local.
La Belle de Mai est ainsi toujours en quête de changement, sans pouvoir échapper à elle-même. Elle n’apparaît toujours pas aujourd’hui, comme un lieu d’aventure et d’avenir possibles. Elle a certes parfois la tristesse farceuse, le désespoir allègre, mais la jubilation fait le trottoir quant les commerçants mènent la fête. Ah, le temps qu’il faudrait pour évoquer toutes ces chose ! Heureusement qu’à la Belle de Mai on a l’éternité devant soi. Je veux parler ici de celle qui se perpétue par ses habitants encore satisfaits de leur quartier, désireux d’y rester et qui communiquent cette passion à leurs familles, aux jeunes…
Je pense à Samir Khir, à Robert Astic, à Théophile Attanasio, à Serge Pizzo et à tous les autres…
La Belle de Mai ? Son immobilité du passé et sa frénésie du changement sont les deux volets d’une même réalité. Et comme les parois coulissantes d’un immense coffre à images, elle fait naître des souvenirs et des espérances. Sans savoir vraiment si elle va à son destin ou en vient. H.E

Matin de petit marché sur la place Cadenat
André Roubaud



Je me retourne vers un lointain week-end.
Je l’ai traversé sans que rien n’ai arrête mon attention ni mon souvenir. C’est un week-end qui n’a pas existé. Sans doute s’était-il passé des choses importantes, tragiques, parfois burlesques dans le monde, mais je venais de perdre mon instrument de mesure pour évaluer exactement ces choses-là.
Ma courte chronique restera à jamais celle du deuil.
La présence de Guy Le Calvez couvrait un terrain considérable et toutes les frontières se heurtent encore aujourd’hui à son absence. Dans le périmètre exigu de son petit atelier, il pouvait accueillir une foule d’amis que sa mort deux ans après cimente encore. Et, j’ai pourtant l’impression, avec quelques uns d’entre eux : Rachid, Daniel, Guy, Marcel, Robert, Nicole, Régine, Anne Marie….qu’il ne nous a pas attendu à un rendez-vous. Tout simplement. Il vient juste de partir.
Nous attendons quand même…
H.E.
Lisette NARDUCCI récompense :
- Robert Astic ( à gauche)
- Constant Zacharie ( à droite)
deux peintres de la Belle de Mai.