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L’ami Fabrice a choisi cette année de s’intéresser à la formule 1 au féminin. Bonne idée n’est-ce pas ? J’aime ces jolies créatures qu’on peut rencontrer au détour de chaque grand prix, leur beauté insolite, parfois insolente, sorte de chiendent déraciné, tenant du miracle sur un circuit. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’au-delà de leur  grâce ces filles sont des produits locaux, décorées pour une foire aux super chevaux. Les hôtesses dit-on ? Un nom qui possède le goût de la cendre tiède, de l’humilité affectueuse, caché derrière les grilles du sourire. Elles se tiennent près de la ligne d’arrivée pour accueillir  dans leurs bras au bout de X tours un garçon poussiéreux, couvert de sueur et de cambouis, afin de lui accorder un baiser pour mieux le regretter.

H.E.

Marie SARA
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Lisette NARDUCCI

Maire de secteur, vice-présidente du Conseil Géneral découvrez le quartier de la Belle de Mai avec elle

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Double clic sur ma lucarne. D'abord le billet tout chaud de Xavier Lefloch et l'alphabet perso de Coraline : E...comme été...Les aventuriers oubliés...

 

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Coraline fait désormais partie de l'équipe de ma lucarne. Que dire d'elle? Peut-être évoquer l'étrangeté de son regard. A moins de la découvrir un peu plus à travers son alphabet personnel, disons de :

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Chroniques sur la boxe thaï

Rick « The Jet » Roufus
Surnommé "The Jet", l’américain Rick Roufus est à coup sûr l'un des très grands champions du full-contact mondial...

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L'art n'est pas sage...ou si il est sage ce n'est pas de l'art. Picasso



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Rétro 2009

 

 

 

« "Une sculpture qu’on n’a pas envie de caresser n’est pas une sculpture réussie » disait Brâncusi

 

 

 

 

 

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Désirée est un personnage de papier qui est totalement incontrôlable. Sans doute a-t-elle était fabriquée par son auteur dans de la pure pâte à fantasmes? Vous voyez? Comme Nadja, sylphide...ces femmes qui n'existent pas mais qui n'en sont que plus redoutables, car impossible à rapprocher du comportement des gens croisés au quotidien. Mais allez savoir ?

 

Les dessous de la Formule 1

 

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KUNI SCHIESS

Le billet de Xavier LE FLOCH « Emotions censurées, j’en ai plein le container » Alain Bashung.

Pour ce mois de juillet restons sur l’émotion sportive qui électrifie le téléspectateur : restons légers en ce début de vacances.
Je laisse aux députés la coupe du monde du mari de Carla Bruni, je ne m’étendrai pas sur les escrocs à bicyclette qui vont souiller les sillons de nos campagnes, pour m’arrêter un instant sur the tennis match : plus de 11h00 de jeu pour un score de 70 à 68 au cinquième set entre Mister John Isner et Monsieur Nicolas Mahut. Deux millionnaires qui ont  tout donné pour eux, pour le public, pour le sport. Sachant que le vainqueur se condamnait irrémédiablement pour le match suivant, ils ont joué pour jouer, donné pour donner : un truc simple à réapprendre sur les stades, dans les écoles.
Vivre sans calculer, la face opposée de la télévision qui nous vend aux forceps des inepties. Finalement ce billet n’était pas si badin, allez à la plage ! XL


 

http://ornicar.blog.mongenie.com/

La tournée des pages


On ne relit pas Chateaubriand  les doigts graisseux de crème solaire, en transat, en hamac ou son mp3 vissé sur les oreilles. La tête vide, oui, mais on ne veut pas bronzer idiot, enfin pas tout à fait. En vacances la vie est un long roman-fleuve tranquille.  On plonge dans la grande bleue avec «  la bicyclette » assortie, l’air marin se parfume à l’eau de rose et les « oisifs se cachent pour sourire ». Le livre d’été  favorise la digestion et stimule la paresse. Le bonheur, si  je veux. Un conseil ? Un  best-seller est un oreiller plus  confortable pour les vertèbres qu’un bouquin maigrichon hérissé de piques. Il  faut cependant qu’il  soit écrit à la crème, dans le style Mamie Nova  ou Nutella et préserve le lecteur-penseur de la pensée universelle. Alors n’hésitez pas, choisissez au poids votre clafoutis vacancier, c’est plus sûr, il doit sentir la recette industrielle, le colorant, l’équipe de marmitons  et  sa cuisine éditoriale, l’autoroute des vacances et, bien sûr, la supérette tropézienne.


H.E.

 

 

RACHID

Les Fruits défendus

Cette journée est comme un voyage. Un bateau, un départ, des embouchures à trouver. J’ai observé, scruté, dévoré ton corps durant des heures. Il y a tant de trésors à dénicher.
Les épaules posées sur le sol. Les plis de ta peau qui roulent sous mes doigts comme des vagues. Des îles qu’il faut contourner. La colonne vertébrale se tend, se déforme. La paume de mes mains creuse tes reins. De l’iode flotte sur tes pores. Il manque une brise marine pour gonfler les voiles.
Tes cuisses sont molles. Les muscles oscillent à droite puis à gauche dans un balancement régulier. Tenir le cap, éviter de dériver. Il y a des esquifs tout autour. C’est pas simple sans l’aide d’une boussole. On descend. Les mollets, les chevilles. Des creux, des tendons qui s’étirent. Des langues de mers pour doubler les caps. La plante du pied, les orteils, autant de destinations, d’issues possibles.
Tu t’es retournée. Le soleil a mordu à l’hameçon. Il dépose sa chaleur en fines couches. Je laisse filer mes doigts sur ton cou, avant de descendre plus encore, plus bas. L’inconnu, le vertige. La proue du navire cogne sur les vagues. Au loin, je devine un fil blanc barré d’écume. J’entends les sirènes, les marins assoiffés d’or qui découvrent des terres. Ton ventre se durcit. Je vire sur les bords. Les limites de la carte, le domaine des légendes, les abysses. Vite revenir sur le pont.
J’ai eu l’idée d’amener des fraises. Quatre billes rouges chargées de sucre que j’ai déposées autour de ton nombril. Voyage au centre de la terre. L’El Dorado en personne. Ton corps se soulève un peu, la mer qui tangue, le mat du navire plonge en avant. Il se redresse, mord dans les vagues. Il y a bien un Robinson qui traîne quelque part. Je n’ai pas envie que la journée finisse. L’océan est trop vaste, il y a tant à brasser.
Tes jambes sont repliées. Les fraises sont mûres à point. Elles brillent. J’ai posé ma bouche sur un quai précaire. Ta peau se dérobe sous ma langue. En fermant les yeux, j’ai croqué le premier fruit. J’ai senti les branches des palmiers secouer le ciel. Des cascades d’eau douces se sont mélangées à la mer. Le navire jette l’ancre dans une anse protégée.
La fraise a roulé dans ma gorge. Un goût de paradis. Qui sait si les trois autres ne risquent pas de m’empoisonner ?

Marc Spaccesi

Catherine DESTIVELLE
Photo : Guy POCHON